Portrait de E Macron

Responsable politique contemporain

Emmanuel Macron : parcours et positions politiques

Président de la République depuis 2017, Emmanuel Macron associe réformes favorables à l’activité privée, protection sociale ciblée, durcissement sécuritaire et migratoire et approfondissement de l’intégration européenne.

Repère
Président de la République française depuis 2017
Cadre politique
France · Renaissance · président de la République depuis 2017
Dernière vérification

Positionnement PolitiScore

Son positionnement

Libertés civiles × libertés économiques

Union européenne × immigration

De l’autorité aux libertés civiles horizontalement, et de l’intervention publique à la liberté économique verticalement.

D’une position défavorable à une position favorable à l’Union européenne horizontalement, et d’une position défavorable à une position favorable à l’immigration verticalement.

Coordonnées affichées dans les cadrans :

Repères documentés

Ses positions

Des décisions, propositions et prises de position replacées dans leur contexte.

Économie2Voir 3 élémentsMasquer les éléments
  • Les ordonnances de 2017 ont accru la place de la négociation d’entreprise et plafonné les indemnités prud’homales pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.

    LoiSource 2
  • La loi de finances pour 2018 a remplacé l’ISF par l’impôt sur la fortune immobilière et instauré un prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital.

    LoiSource 3
  • La loi PACTE a simplifié des seuils applicables aux entreprises et organisé plusieurs cessions de participations publiques, tout en maintenant des instruments d’intervention de l’État.

    LoiSource 4
Libertés publiques-1Voir 3 élémentsMasquer les éléments
  • La loi de 2017 sur la sécurité intérieure a fait entrer dans le droit commun des périmètres de protection, fermetures de lieux de culte et mesures individuelles de contrôle administratif.

    LoiSource 5
  • La loi de bioéthique de 2021 a ouvert la procréation médicalement assistée aux couples de femmes et aux femmes non mariées.

    LoiSource 6
  • Emmanuel Macron a soutenu l’inscription dans la Constitution de la liberté garantie de recourir à l’IVG, promulguée en mars 2024.

    LoiSource 7
Immigration5Voir 3 élémentsMasquer les éléments
  • La loi de 2018 a accéléré l’instruction de l’asile et réduit certains délais de recours, tout en renforçant la protection subsidiaire et l’accueil de certains publics.

    LoiSource 8
  • La loi de janvier 2024 a durci plusieurs conditions de séjour et facilité certaines mesures d’éloignement ; le Conseil constitutionnel en a censuré de nombreuses dispositions ajoutées au Parlement.

    LoiSources 910
  • La France a soutenu le Pacte européen sur la migration et l’asile, qui combine contrôle aux frontières, procédures communes et mécanisme de solidarité entre États.

    Action gouvernementaleSource 11
Union européenne9Voir 3 élémentsMasquer les éléments
  • Dans son discours de la Sorbonne de 2017, Emmanuel Macron a proposé un budget de la zone euro, une force commune d’intervention et des listes transnationales aux élections européennes.

    PropositionSource 12
  • En 2020, il a proposé avec Angela Merkel un fonds de relance financé par un emprunt de l’Union européenne.

    PropositionSources 1314
  • Il défend l’extension du vote à la majorité qualifiée dans plusieurs domaines afin de réduire les possibilités de veto national.

    DéclarationSource 15

Emmanuel Macron est président de la République depuis mai 2017. Ancien inspecteur des finances, banquier d’affaires puis secrétaire général adjoint de l’Élysée, il a été ministre de l’Économie de 2014 à 2016 avant de fonder En Marche et de remporter l’élection présidentielle de 2017. Il a été réélu en 2022.[1]

Son parcours politique

Son premier quinquennat a été marqué par la réforme du droit du travail, la transformation de la fiscalité du capital, la crise des « gilets jaunes », la pandémie de Covid-19 et le lancement d’un plan de relance. La majorité présidentielle a perdu sa majorité absolue à l’Assemblée nationale en 2022, puis la dissolution décidée en juin 2024 a conduit à une chambre sans majorité stable.

Sa pratique du pouvoir repose sur un exécutif fortement centralisé et sur l’usage des instruments de la Ve République. Ses gouvernements ont combiné des réformes favorables aux entreprises et à l’investissement avec des dépenses publiques importantes pendant les crises sanitaire et énergétique. Sur la scène européenne, il a cherché à développer une capacité d’action commune en matière budgétaire, industrielle et militaire.[12][13]

Ses positions politiques

Économie

Les ordonnances de 2017 ont élargi la négociation au niveau de l’entreprise, fusionné les instances représentatives du personnel dans le comité social et économique et plafonné les dommages et intérêts prud’homaux pour certains licenciements abusifs.[2] La fiscalité de 2018 a remplacé l’impôt de solidarité sur la fortune par un impôt centré sur le patrimoine immobilier et soumis les revenus du capital au prélèvement forfaitaire unique.[3]

La loi PACTE a simplifié plusieurs obligations liées aux seuils d’effectifs et facilité des cessions de participations publiques.[4] Cette orientation n’a pas empêché un interventionnisme accru lors des crises : chômage partiel, prêts garantis par l’État, plan France Relance puis soutien massif aux ménages et entreprises face à la hausse des prix de l’énergie.

Libertés publiques

La loi de sécurité intérieure de 2017 a transféré dans le droit commun plusieurs outils administratifs issus de l’état d’urgence : périmètres de protection, fermeture de lieux de culte, visites domiciliaires et mesures individuelles de contrôle.[5] Elle illustre une politique qui donne une large place à la prévention administrative du terrorisme, au prix de restrictions encadrées à la liberté d’aller et venir et au respect de la vie privée.

Sur les questions de société, le bilan est plus libéral. La loi de bioéthique de 2021 a ouvert la PMA aux couples de femmes et aux femmes non mariées.[6] Emmanuel Macron a également soutenu la révision constitutionnelle de 2024 qui garantit la liberté de recourir à l’IVG.[7]

Immigration

La loi de 2018 a cherché à raccourcir les procédures d’asile et à rendre les éloignements plus effectifs, tout en allongeant la durée de certains titres et en renforçant des protections.[8] La politique suivie associe ainsi accueil au titre de l’asile, intégration par la langue et l’emploi, et accélération des procédures de contrôle.

Le texte promulgué en janvier 2024 a durci plusieurs règles de séjour et d’éloignement. Le Conseil constitutionnel a toutefois censuré une large partie des ajouts parlementaires, principalement comme cavaliers législatifs, sans juger leur fond.[9][10] À l’échelle européenne, la France a soutenu le Pacte migration et asile, qui renforce le filtrage aux frontières et organise une solidarité modulable entre États membres.[11]

Union européenne

Emmanuel Macron défend une intégration européenne plus poussée. À la Sorbonne en 2017, il a proposé un budget de la zone euro, des listes transnationales, une force commune d’intervention et une convergence fiscale et sociale.[12] Plusieurs de ces projets n’ont été que partiellement repris, mais ils définissent sa conception d’une « souveraineté européenne » complémentaire de l’action nationale.

En 2020, l’initiative franco-allemande sur un emprunt commun a ouvert la voie au fonds NextGenerationEU.[13][14] En 2024, il a de nouveau plaidé pour une politique industrielle, une défense et des financements européens communs, ainsi que pour un recours plus large à la majorité qualifiée.[15]

Une présidence encore en cours

Le second mandat s’achève en 2027. Son héritage dépendra notamment de la durée des réformes économiques, de la gestion d’une Assemblée fragmentée et de la traduction institutionnelle de ses propositions européennes, dont plusieurs restent soumises à un accord national ou européen.

Sources et mises à jour
  1. Emmanuel Macron — biographie, Élysée. Consulté le 7 septembre 2026.
  2. Ordonnances pour le renforcement du dialogue social, Vie-publique.fr. Consulté le 7 septembre 2026.
  3. Loi de finances pour 2018, Vie-publique.fr. Consulté le 7 septembre 2026.
  4. Loi du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises, Légifrance, publié le 23 mai 2019. Consulté le 7 septembre 2026.
  5. Loi du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, Légifrance, publié le 31 octobre 2017. Consulté le 7 septembre 2026.
  6. Loi du 2 août 2021 relative à la bioéthique, Légifrance, publié le 3 août 2021. Consulté le 7 septembre 2026.
  7. Loi constitutionnelle du 8 mars 2024 relative à la liberté de recourir à l’IVG, Légifrance, publié le 9 mars 2024. Consulté le 7 septembre 2026.
  8. Loi du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie, Légifrance, publié le 11 septembre 2018. Consulté le 7 septembre 2026.
  9. Loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration, Légifrance, publié le 27 janvier 2024. Consulté le 7 septembre 2026.
  10. Décision n° 2023-863 DC du 25 janvier 2024, Conseil constitutionnel, publié le 25 janvier 2024. Consulté le 7 septembre 2026.
  11. Pacte sur la migration et l’asile, Conseil de l’Union européenne. Consulté le 7 septembre 2026.
  12. Initiative pour l’Europe — discours de la Sorbonne, Élysée, publié le 26 septembre 2017. Consulté le 7 septembre 2026.
  13. Initiative franco-allemande pour la relance européenne, Élysée, publié le 18 mai 2020. Consulté le 7 septembre 2026.
  14. Conclusions du Conseil européen, 17-21 juillet 2020, Conseil européen, publié le 21 juillet 2020. Consulté le 7 septembre 2026.
  15. Discours sur l’Europe à la Sorbonne, Élysée, publié le 25 avril 2024. Consulté le 7 septembre 2026.