Portrait de Gabriel Attal

Présidentielle 2027

Gabriel Attal : son positionnement en 2027

De Matignon à la direction de Renaissance, ses choix économiques, éducatifs, migratoires et européens, et sa candidature présidentielle.

Fonction actuelle
Député des Hauts-de-Seine et secrétaire général de Renaissance
Situation pour 2027
Candidature déclarée le
Dernière vérification

Positionnement PolitiScore

Son positionnement

Libertés civiles × libertés économiques

Union européenne × immigration

De l’autorité aux libertés civiles horizontalement, et de l’intervention publique à la liberté économique verticalement.

D’une position défavorable à une position favorable à l’Union européenne horizontalement, et d’une position défavorable à une position favorable à l’immigration verticalement.

Coordonnées affichées dans les cadrans :

Positions documentées

Ses propositions

Ouvrez un thème pour consulter les propositions, votes et prises de position qui documentent ce positionnement.

Économie2Voir 3 élémentsMasquer les éléments
  • Baisser les impôts des classes moyennes, simplifier les normes des entreprises et réformer l’assurance chômage.

    DéclarationSource 5
  • Atteindre le plein emploi en augmentant l’activité et en assurant une rémunération du travail supérieure aux revenus de l’inactivité.

    DéclarationSource 5
  • Ramener le déficit public sous 3 % du PIB en 2027 tout en investissant dans les services publics, la défense, l’industrie et la transition énergétique.

    DéclarationSource 5
Libertés publiques4Voir 4 élémentsMasquer les éléments
  • Défendre devant le Congrès l’inscription dans la Constitution de la liberté de recourir à l’IVG.

    DéclarationSources 1617
  • Ouvrir sous conditions une aide à mourir au moyen d’un projet de loi porté par son gouvernement.

    LoiSource 15
  • Ouvrir au sein de Renaissance une réflexion sur la légalisation d’une « GPA éthique », dont les conditions restent à définir.

    PropositionSources 1819
  • Créer une procédure de comparution immédiate pour certains mineurs d’au moins 16 ans et élargir les possibilités d’écarter l’atténuation de peine, dispositions ensuite censurées.

    PropositionSources 67
Immigration5Voir 3 élémentsMasquer les éléments
  • Soutenir la loi immigration, qui facilite certaines expulsions d’étrangers condamnés et réforme le contentieux de l’asile.

    LoiSources 59
  • Soutenir la création d’une admission exceptionnelle au séjour pour les travailleurs des métiers en tension, décidée par le préfet.

    LoiSources 59
  • La liste soutenue par la majorité présidentielle proposait de renforcer Frontex et la coopération avec les pays d’origine, tout en organisant une répartition européenne de l’accueil des personnes éligibles à l’asile.

    ProgrammeSource 11
Union européenne8Voir 3 élémentsMasquer les éléments
  • La liste soutenue par Gabriel Attal proposait un emprunt européen commun pour la défense et une préférence européenne dans les achats stratégiques.

    ProgrammeSource 11
  • La liste soutenue par la majorité présidentielle proposait d’approfondir le marché unique dans l’énergie, le numérique et les capitaux et de créer un « Buy European Act ».

    ProgrammeSource 11
  • La plateforme de la liste soutenue par la majorité présidentielle proposait de nouvelles ressources propres et une capacité commune d’investissement dans la transition, le numérique et la défense.

    ProgrammeSource 11

Gabriel Attal est député de la 10e circonscription des Hauts-de-Seine et secrétaire général de Renaissance.[1][4] Ministre de l’Éducation nationale en 2023 puis Premier ministre du 9 janvier au 5 septembre 2024, il a déclaré sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 le 22 mai 2026.[2][3][13]

De l’Assemblée nationale à la direction de Renaissance

Élu député en 2017, Gabriel Attal a été secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale, porte-parole du Gouvernement, ministre chargé des Comptes publics puis ministre de l’Éducation nationale. Sa nomination à Matignon en janvier 2024 a fait de lui le plus jeune Premier ministre de la Ve République.[1][2]

Après les élections législatives anticipées de 2024, il a quitté Matignon et présidé le groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale. Les adhérents de Renaissance l’ont élu secrétaire général du parti en décembre 2024.[1][3][4]

Ses positions sur les quatre thèmes

Économie : offre, travail et finances publiques

Dans sa déclaration de politique générale, il annonçait une baisse d’impôts pour les classes moyennes, la simplification des normes applicables aux entreprises et une réforme de l’assurance chômage. Cette dernière devait durcir les conditions d’indemnisation, mais sa mise en œuvre a été suspendue après la dissolution de juin 2024.[5]

Attal liait l’objectif de plein emploi à une hausse de l’activité et à une rémunération du travail supérieure aux revenus de l’inactivité. Il faisait également de la réindustrialisation une priorité économique.[5]

Il fixait l’objectif d’un déficit public inférieur à 3 % du produit intérieur brut en 2027. Les revues de dépenses et réformes structurelles devaient accompagner des investissements publics dans l’école, la santé, la défense, l’industrie et la transition énergétique.[5]

Libertés publiques : droits individuels et justice des mineurs

Gabriel Attal a personnellement défendu devant le Congrès l’inscription dans la Constitution de la liberté de recourir à l’IVG.[16][17] À Matignon, son Gouvernement a également porté le projet de loi ouvrant, sous conditions, une aide à mourir ; la dissolution a interrompu son premier examen.[15]

En août 2025, Gabriel Attal a demandé à Renaissance d’ouvrir une convention thématique sur la légalisation d’une « GPA éthique », débat qu’il a relancé en 2026.[18][19] Cette démarche vise à faire élaborer une position par le parti ; ses conditions restent à définir.

La proposition de loi qu’il a déposée en octobre 2024 sur la justice des mineurs prévoyait notamment une procédure de comparution immédiate pour certains mineurs d’au moins 16 ans, davantage de possibilités d’écarter l’atténuation des peines liée à la minorité et une responsabilité civile accrue des parents.[6] Après son adoption par le Parlement, le Conseil constitutionnel a censuré la comparution immédiate et les dispositions élargissant l’exclusion de l’atténuation de peine, au regard des exigences propres à la justice pénale des mineurs.[7]

Le texte promulgué après cette décision a donc une portée plus limitée que la proposition initiale. Il conserve notamment des dispositions sur la responsabilité civile des parents, mais ni la comparution immédiate ni l’élargissement censuré de l’exclusion de l’atténuation de peine.[6][7] Comme ministre de l’Éducation nationale, Attal avait par ailleurs interdit le port de l’abaya dans les établissements publics ; le Conseil d’État a rejeté en référé le recours contre cette instruction.[8]

Immigration : éloignements, régularisation et intégration

Attal a soutenu la loi immigration adoptée en décembre 2023 puis promulguée en janvier 2024. Le texte facilite certaines expulsions d’étrangers condamnés, réforme le contentieux de l’asile et crée une admission exceptionnelle au séjour pour des travailleurs de métiers en tension, décidée par le préfet.[9]

Le Conseil constitutionnel a censuré comme cavaliers législatifs plusieurs dispositions ajoutées au Parlement, notamment des restrictions d’accès aux prestations sociales et un durcissement du regroupement familial. La décision reposait sur la procédure législative et ne tranchait pas leur conformité au fond.[10]

Dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre associait le contrôle des frontières et l’exécution des obligations de quitter le territoire à l’intégration par le travail et la maîtrise du français. Il annonçait également une réforme de l’aide médicale de l’État dans un texte distinct.[5][9]

Le programme collectif de la liste présidentielle aux européennes de 2024 soutenait le pacte sur la migration et l’asile, l’augmentation des moyens de Frontex et une coopération renforcée avec les pays d’origine et de transit. Il prévoyait aussi une répartition européenne de l’accueil des personnes éligibles à l’asile.[11]

Union européenne : défense et politique industrielle communes

Gabriel Attal a défendu devant l’Assemblée nationale l’accord bilatéral de sécurité avec l’Ukraine en mars 2024.[12] La liste soutenue par la majorité présidentielle aux européennes proposait, dans son programme collectif, un emprunt commun pour la défense et une préférence européenne pour les achats stratégiques.[11]

Cette plateforme voulait approfondir le marché unique dans l’énergie, le numérique et les capitaux, tout en créant un « Buy European Act ». Elle proposait des protections commerciales contre les produits qui ne respectent pas les normes européennes et des investissements communs dans les secteurs industriels stratégiques.[11]

La même plateforme collective demandait de nouvelles ressources propres pour l’Union et une capacité d’investissement commune dans la transition écologique, le numérique et la défense. Elle inscrivait ces financements européens dans un approfondissement ciblé des compétences communes.[11]

Une candidature déclarée pour 2027

Gabriel Attal a officialisé sa candidature le 22 mai 2026 et ouvert un site de campagne.[13][14] Cette démarche constitue une candidature politique déclarée ; la liste juridique sera établie après le dépôt et la validation des présentations par le Conseil constitutionnel.

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Sources et mises à jour
  1. M. Gabriel Attal — Hauts-de-Seine, 10e circonscription, Assemblée nationale. Consulté le 2 septembre 2026.
  2. Gabriel Attal nommé Premier ministre, Élysée, publié le 9 janvier 2024. Consulté le 2 septembre 2026.
  3. Décret du 5 septembre 2024 relatif à la cessation des fonctions du Gouvernement, Légifrance, publié le 5 septembre 2024. Consulté le 2 septembre 2026.
  4. Gabriel Attal élu secrétaire général de Renaissance, Renaissance, publié le 8 décembre 2024. Consulté le 2 septembre 2026.
  5. Déclaration de politique générale du Premier ministre Gabriel Attal, Gouvernement, publié le 30 janvier 2024. Consulté le 2 septembre 2026.
  6. Proposition de loi visant à restaurer l’autorité de la justice à l’égard des mineurs délinquants et de leurs parents, Assemblée nationale, publié le 15 octobre 2024. Consulté le 3 septembre 2026.
  7. Décision n° 2025-888 DC du 19 juin 2025, Conseil constitutionnel, publié le 19 juin 2025. Consulté le 3 septembre 2026.
  8. Interdiction du port de l’abaya à l’école, Conseil d’État, publié le 7 septembre 2023. Consulté le 2 septembre 2026.
  9. Loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration, Vie-publique.fr, publié le 29 janvier 2024. Consulté le 2 septembre 2026.
  10. Décision n° 2023-863 DC du 25 janvier 2024, Conseil constitutionnel, publié le 25 janvier 2024. Consulté le 2 septembre 2026.
  11. Besoin d’Europe — Programme pour les élections européennes, Renaissance, publié le 9 mai 2024. Consulté le 2 septembre 2026.
  12. Déclaration du Gouvernement relative à l’accord de sécurité entre la France et l’Ukraine, Assemblée nationale, publié le 12 mars 2024. Consulté le 2 septembre 2026.
  13. Gabriel Attal officialise sa candidature, LCP — Assemblée nationale, publié le 22 mai 2026. Consulté le 2 septembre 2026.
  14. Gabriel Attal Président — La force d’agir, Campagne Gabriel Attal 2027. Consulté le 2 septembre 2026.
  15. Projet de loi relatif à l’accompagnement des malades et de la fin de vie, Assemblée nationale. Consulté le 2 septembre 2026.
  16. Loi du 8 mars 2024 relative à la liberté de recourir à l’IVG, Vie-publique.fr, publié le 11 mars 2024. Consulté le 2 septembre 2026.
  17. Discours de Gabriel Attal devant le Parlement réuni en Congrès, Vie-publique.fr, publié le 4 mars 2024. Consulté le 3 septembre 2026.
  18. Gestation pour autrui : Gabriel Attal veut briser un tabou, Le Monde, publié le 22 août 2025. Consulté le 3 septembre 2026.
  19. GPA : Gabriel Attal relance le débat, TF1 Info. Consulté le 3 septembre 2026.