Portrait de J-L Mélenchon

Présidentielle 2027

Jean-Luc Mélenchon : son positionnement en 2027

Trois campagnes présidentielles, la stratégie de rupture de La France insoumise et les propositions économiques, démocratiques, migratoires et européennes.

Fonction actuelle
Cofondateur de La France insoumise et candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2027
Situation pour 2027
Candidature déclarée le
Dernière vérification

Positionnement PolitiScore

Son positionnement

Libertés civiles × libertés économiques

Union européenne × immigration

De l’autorité aux libertés civiles horizontalement, et de l’intervention publique à la liberté économique verticalement.

D’une position défavorable à une position favorable à l’Union européenne horizontalement, et d’une position défavorable à une position favorable à l’immigration verticalement.

Coordonnées affichées dans les cadrans :

Positions documentées

Ses propositions

Ouvrez un thème pour consulter les propositions, votes et prises de position qui documentent ce positionnement.

Économie-8Voir 3 élémentsMasquer les éléments
  • Porter le smic net à 1 600 euros, revaloriser le point d’indice et indexer les salaires sur l’inflation.

    ProgrammeSources 48
  • Renforcer la progressivité de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur la fortune et taxer davantage les successions importantes.

    ProgrammeSources 48
  • Planifier les investissements écologiques et créer des pôles publics ou nationaliser des secteurs stratégiques.

    ProgrammeSources 34
Libertés publiques4Voir 3 élémentsMasquer les éléments
  • Légaliser et encadrer par un monopole d’État la consommation, la production et la vente de cannabis à des fins récréatives.

    ProgrammeSource 16
  • Garantir l’accès effectif à l’IVG, défendre la fin de vie choisie et renforcer la lutte contre les discriminations visant les personnes LGBT.

    ProgrammeSources 41115
  • Développer une police de proximité, un contrôle indépendant des forces de l’ordre et un récépissé de contrôle d’identité.

    ProgrammeSources 411
Immigration9Voir 3 élémentsMasquer les éléments
  • Garantir l’hébergement des demandeurs d’asile, accélérer les procédures sans réduire les recours et autoriser l’accès au travail pendant l’examen.

    ProgrammeSource 9
  • Régulariser les travailleurs sans papiers et les parents d’enfants scolarisés, rétablir le droit du sol intégral et privilégier la carte de séjour de dix ans.

    ProgrammeSources 49
  • Fermer les centres de rétention sauf en cas de menace avérée, mettre fin à la rétention des enfants et ouvrir des voies légales de circulation.

    ProgrammeSources 49
Union européenne-3Voir 3 élémentsMasquer les éléments
  • Négocier une modification des règles européennes puis appliquer le programme national malgré les dispositions des traités jugées incompatibles en cas d’échec.

    ProgrammeSources 310
  • Écarter les contraintes du pacte de stabilité et les règles de concurrence appliquées aux services publics.

    ProgrammeSources 410
  • Coopérer à l’échelle européenne sur le climat, l’harmonisation sociale et fiscale, l’évasion fiscale et l’accueil des réfugiés.

    ProgrammeSources 510

Jean-Luc Mélenchon est cofondateur de La France insoumise, mouvement lancé en 2016, et n’exerce plus de mandat parlementaire depuis 2022.[1] Après ses candidatures présidentielles de 2012, 2017 et 2022, il a déclaré le 3 mai 2026 qu’il briguerait de nouveau l’Élysée en 2027.[12][13]

Du Parti socialiste à La France insoumise

Ancien sénateur socialiste et ministre délégué à l’enseignement professionnel entre 2000 et 2002, Jean-Luc Mélenchon a quitté le Parti socialiste en 2008. Il a fondé le Parti de gauche, siégé au Parlement européen de 2009 à 2017, puis représenté les Bouches-du-Rhône à l’Assemblée nationale de 2017 à 2022.[1][14]

En 2022, il a obtenu 21,95 % des suffrages exprimés au premier tour de l’élection présidentielle et terminé troisième, à environ 421 000 voix de Marine Le Pen.[2] Après ce scrutin, LFI a participé à la Nupes puis au Nouveau Front populaire avec les écologistes, les communistes et les socialistes.[5]

Ses positions sur les quatre thèmes

Économie : redistribution et planification écologique

Dans L’Avenir en commun, Jean-Luc Mélenchon proposait de porter le smic mensuel net à 1 600 euros, de revaloriser le point d’indice des fonctionnaires et de rétablir une indexation des salaires sur l’inflation. Le programme associait ces mesures au blocage des prix de première nécessité.[4][8]

Sa réforme fiscale comprenait quatorze tranches d’impôt sur le revenu, un impôt sur la fortune renforcé d’un volet climatique et une taxation plus élevée des successions importantes. Les aides publiques aux entreprises devaient être conditionnées à des objectifs sociaux et écologiques.[4][8]

La planification écologique devait orienter les investissements vers la rénovation des logements, le rail, les énergies renouvelables et la transformation agricole. Le programme prévoyait aussi des pôles publics ou des nationalisations dans des secteurs stratégiques.[3][4]

Libertés publiques : droits individuels et contrôle de la police

Son programme proposait de constitutionnaliser le droit à l’interruption volontaire de grossesse avant que la liberté d’y recourir soit inscrite dans la Constitution le 8 mars 2024.[4][15] L’édition 2025 demande désormais de garantir l’accès effectif à l’IVG, notamment par des centres dédiés dans tous les hôpitaux, et défend aussi la fin de vie choisie et la lutte contre les discriminations visant les personnes LGBT.[4][11]

Pour la sécurité, L’Avenir en commun prévoit une police de proximité, davantage de moyens pour la justice et la police judiciaire, et une autorité indépendante chargée d’enquêter sur les forces de l’ordre. Il propose un récépissé de contrôle d’identité et la révision de techniques d’immobilisation et de la doctrine du maintien de l’ordre.[4][11]

Sur les drogues, l’édition 2025 propose de légaliser et d’encadrer par un monopole d’État la consommation, la production et la vente de cannabis à des fins récréatives. Elle associe cette légalisation à la prévention, à la réduction des risques et au redéploiement de moyens vers la lutte contre les trafics.[16]

Immigration : accueil, régularisation et droit d’asile

Le programme actualisé en 2025 propose un premier accueil garantissant l’hébergement des demandeurs d’asile et des procédures plus rapides, avec maintien des garanties de recours. Il prévoit aussi l’accès au travail pendant l’examen de la demande.[9]

Mélenchon défend la régularisation des travailleurs sans papiers et des parents d’enfants scolarisés, le rétablissement du droit du sol intégral et une carte de séjour de dix ans comme titre de référence. Son programme veut faciliter l’accès à la nationalité française selon des critères définis par la loi.[4][9]

Le texte propose de fermer les centres de rétention administrative, sauf pour les personnes représentant une menace avérée, et de mettre fin au placement d’enfants en rétention. Il prévoit des voies légales de circulation, une politique de sauvetage en mer et une coopération internationale orientée vers les causes climatiques, économiques et politiques des départs.[4][9]

Union européenne : négociation et désobéissance aux traités

Depuis 2017, sa stratégie européenne associe un « plan A », destiné à négocier une modification des règles de l’Union, et un « plan B » permettant d’appliquer le programme national malgré les dispositions des traités jugées incompatibles. L’Avenir en commun vise une rupture avec les règles budgétaires et économiques actuelles, sans proposer une sortie de l’Union.[3][10]

Le programme refuse les contraintes du pacte de stabilité, le principe de concurrence appliqué aux services publics et les accords de libre-échange incompatibles avec ses normes sociales ou écologiques. Il demande que la Banque centrale européenne contribue davantage à l’emploi et au financement de la planification écologique.[4][10]

Il propose parallèlement des coopérations européennes sur le climat, l’harmonisation sociale et fiscale, la lutte contre l’évasion fiscale et l’accueil des réfugiés. Le programme du NFP de 2024 reprenait le refus des politiques d’austérité, mais pas l’ensemble du mécanisme de désobéissance prévu par le programme présidentiel de Mélenchon.[5][10]

Une quatrième candidature en 2027

Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature le 3 mai 2026 et ouvert un site de campagne pour recueillir des soutiens.[12][13] Cette déclaration politique devra encore être suivie du recueil des présentations d’élus et de leur validation par le Conseil constitutionnel.

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Sources et mises à jour
  1. M. Jean-Luc Mélenchon — Mandats et fonctions, Assemblée nationale. Consulté le 2 septembre 2026.
  2. Résultats de l’élection présidentielle 2022, Conseil constitutionnel, publié le 13 avril 2022. Consulté le 2 septembre 2026.
  3. L’Avenir en commun — Le programme pour l’Union populaire, Jean-Luc Mélenchon 2022, publié le 27 janvier 2022. Consulté le 2 septembre 2026.
  4. Le programme de la France insoumise — édition 2025, La France insoumise. Consulté le 2 septembre 2026.
  5. Le programme du Nouveau Front populaire, Nouveau Front populaire, publié le 14 juin 2024. Consulté le 2 septembre 2026.
  6. Partager les richesses et mettre au pas la finance, L’Avenir en commun. Consulté le 2 septembre 2026.
  7. Une politique migratoire humaniste et réaliste, L’Avenir en commun. Consulté le 2 septembre 2026.
  8. Appliquer un plan de sortie unilatérale des traités européens, L’Avenir en commun. Consulté le 2 septembre 2026.
  9. Garantir les libertés publiques, L’Avenir en commun. Consulté le 2 septembre 2026.
  10. JLM2027 — Soutenir la candidature, Campagne Jean-Luc Mélenchon 2027. Consulté le 2 septembre 2026.
  11. Radical left Jean-Luc Mélenchon announces 2027 presidential bid, The Guardian, publié le 4 mai 2026. Consulté le 2 septembre 2026.
  12. Jean-Luc Mélenchon — Historique des législatures, Parlement européen. Consulté le 2 septembre 2026.
  13. Loi du 8 mars 2024 relative à la liberté de recourir à l’IVG, Vie-publique.fr, publié le 11 mars 2024. Consulté le 3 septembre 2026.
  14. Addictions et drogues : il faut changer de stratégie, L’Avenir en commun — édition 2025. Consulté le 4 septembre 2026.