Marine Tondelier est secrétaire nationale des Écologistes et conseillère municipale d’opposition à Hénin-Beaumont.[1][2] Réélue à la tête de son parti en avril 2025, elle a été désignée en juin 2026 pour porter la stratégie écologiste à l’élection présidentielle de 2027.[3][12]
D’Hénin-Beaumont à la direction des Écologistes
Diplômée de Sciences Po Lille, Marine Tondelier a travaillé sur les politiques environnementales avant de devenir élue locale. Conseillère municipale à Hénin-Beaumont depuis 2014, elle siège dans l’opposition au Rassemblement national qui dirige la ville.[1][2]
Elle a travaillé au cabinet de la ministre du Logement Cécile Duflot, puis exercé plusieurs responsabilités au sein d’Europe Écologie-Les Verts. Élue secrétaire nationale en décembre 2022, elle a été reconduite par le congrès des Écologistes le 19 avril 2025.[1][3]
Dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, Marine Tondelier était candidate titulaire en 2022 : elle a obtenu 38,97 % des suffrages exprimés au second tour, contre 61,03 % pour Marine Le Pen.[14] En 2024, elle était la suppléante de Samira Laal, candidate du Nouveau Front populaire. Marine Le Pen a été élue dès le premier tour avec 58,04 % des suffrages exprimés ; Samira Laal a obtenu 26,05 %.[13]
Ses positions sur les quatre thèmes
Économie : investissements écologiques et justice sociale
Le programme des Écologistes prévoit un financement public de la rénovation des bâtiments, des transports collectifs, de l’adaptation des territoires et de la transformation agricole. Il confie à l’État, aux collectivités et à la commande publique l’orientation de l’investissement vers les activités compatibles avec les objectifs climatiques.[4][7]
Le parti propose un impôt sur la fortune doté d’un volet climatique, une plus grande progressivité de l’impôt sur le revenu et la suppression d’avantages fiscaux favorables aux énergies fossiles. Les aides publiques aux entreprises seraient conditionnées à des engagements sociaux et environnementaux contrôlables.[7][8]
Le programme du Nouveau Front populaire, coalition à laquelle les Écologistes ont participé en 2024, promettait une hausse du smic, un blocage temporaire de prix essentiels et une fiscalité accrue sur les patrimoines élevés.[6]
Libertés publiques : police, manifestations et droits individuels
Pour la sécurité, le parti privilégie une police de proximité et un contrôle indépendant des forces de l’ordre. Il propose de réviser la doctrine du maintien de l’ordre, d’interdire certaines armes lors des manifestations et de lutter contre les contrôles discriminatoires, avec des moyens supplémentaires pour la justice et la police judiciaire.[9]
Le programme du parti qu’elle dirige soutient l’accès effectif à l’IVG, l’égalité entre les femmes et les hommes et les droits des personnes LGBT.[4][9]
Les Écologistes veulent aussi protéger la liberté associative, le droit de manifester et les lanceurs d’alerte contre les pressions et poursuites destinées à entraver leur action.[9]
Immigration : droit d’asile, régularisation et accueil
Le programme des Écologistes propose un premier accueil réparti sur le territoire, l’hébergement des demandeurs d’asile et des procédures plus rapides maintenant le droit au recours. Il défend également l’accès au travail pendant l’examen des demandes.[4][10]
Le parti demande la régularisation de travailleurs, de familles durablement installées et de jeunes scolarisés. Il souhaite sécuriser les titres de séjour et garantir l’accès aux soins, à l’hébergement, à la scolarité et à l’apprentissage du français.[10]
Les eurodéputés écologistes — Marine Tondelier ne siégeant pas au Parlement européen — ont voté contre plusieurs textes du pacte européen sur la migration et l’asile en 2024, estimant qu’ils renforçaient la détention et les procédures accélérées aux frontières. La plateforme de leur liste proposait des voies légales d’entrée, des opérations de sauvetage en mer et un partage de l’accueil entre États membres.[5][11]
Union européenne : intégration démocratique et investissements communs
En janvier 2026, Marine Tondelier a appelé l’Union européenne à devenir une « véritable fédération ». Elle proposait d’abandonner le veto national en matière de protection des droits fondamentaux et de santé publique, ainsi qu’en matière fiscale et diplomatique lorsque les intérêts vitaux de l’Union sont en jeu, et de créer un commandement militaire intégré placé sous la tutelle du Conseil européen.[15]
Le programme de la liste écologiste aux élections européennes de 2024 défendait également une réforme des traités, davantage de décisions à la majorité qualifiée, un droit d’initiative législative pour le Parlement européen et des listes transnationales.[5]
Cette plateforme collective proposait d’exclure les investissements climatiques des contraintes budgétaires, de créer de nouvelles ressources propres européennes et de recourir à un emprunt commun pour la transition. La commande publique européenne devait soutenir les énergies renouvelables, le ferroviaire et les secteurs industriels stratégiques.[5][7]
Une désignation écologiste pour 2027
En juin 2026, Les Écologistes ont validé le principe d’une candidature autonome et désigné Marine Tondelier pour la porter.[12] Cette désignation partisane précède le recueil des présentations d’élus et la validation de la liste officielle par le Conseil constitutionnel.
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