Sarah Knafo est députée européenne élue sur la liste Reconquête et vice-présidente du groupe Europe des nations souveraines.[1] Cofondatrice du parti d’Éric Zemmour, elle a écarté en septembre 2026 l’hypothèse de sa propre candidature à l’élection présidentielle de 2027.[1][9]
De la Cour des comptes au Parlement européen
Diplômée de Sciences Po et de l’École nationale d’administration, Sarah Knafo a intégré la Cour des comptes en 2020. Elle a participé en 2021 à la création de Reconquête et joué un rôle central dans la campagne présidentielle d’Éric Zemmour en 2022.[1][9]
Élue députée européenne en juin 2024, elle siège à la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie et à la commission des budgets. Elle a été désignée rapporteure d’un texte sur la souveraineté technologique européenne et les infrastructures numériques.[1][3]
Ses positions sur les quatre thèmes
Économie : baisses d’impôts et réduction de la dépense publique
Sarah Knafo défend une diminution importante des prélèvements et des dépenses publiques. Son contre-budget pour 2026 proposait notamment de supprimer les droits de succession et la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, tout en refusant de nouvelles hausses d’impôts.[2]
Pour compenser ces baisses, elle proposait de supprimer 50 000 postes administratifs, plusieurs agences, les soutiens publics aux énergies renouvelables et l’aide au développement. Son projet réservait également certaines prestations non contributives aux Français.[2]
Sa politique économique donne la priorité à la production, au nucléaire et aux entreprises technologiques. Au Parlement européen, elle a défendu une commande publique orientée vers les fournisseurs européens dans les secteurs stratégiques, ainsi qu’un allègement des règles applicables aux entreprises selon un principe de suppression de normes à chaque nouvelle contrainte adoptée.[3][4]
Libertés publiques : coercition, information et droits individuels
Sarah Knafo défend une politique pénale plus coercitive. Elle a proposé la construction de 100 000 places de prison et, lors de la campagne municipale parisienne de 2026, le renforcement et l’armement de la police municipale ainsi qu’une politique de « tolérance zéro » contre les atteintes aux personnes et aux biens.[7][8]
Le programme présidentiel porté par Éric Zemmour en 2022 proposait des peines minimales, une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre et un durcissement de la réponse pénale à la récidive. Il voulait également interdire le port du voile islamique dans l’espace public et dissoudre les associations accusées de diffuser une idéologie islamiste.[6]
Dans son contre-budget, Sarah Knafo proposait de supprimer l’Arcom et de privatiser l’audiovisuel public. Le même document demandait aussi la suppression des subventions publiques à la presse, au cinéma et aux syndicats.[2]
Le programme de Reconquête aux élections européennes de 2024 proposait de maintenir la non-reconnaissance de la gestation pour autrui dans l’Union européenne.[5]
Immigration : réduction des entrées et priorité nationale
Sarah Knafo défend une baisse de l’immigration légale et clandestine. Son contre-budget proposait de supprimer l’aide médicale de l’État, d’augmenter de 500 euros le prix des visas et d’interdire l’hébergement d’urgence aux étrangers en situation irrégulière.[2]
Le programme de Reconquête pour les européennes de 2024 proposait une « triple frontière » nationale, extérieure à l’espace Schengen et située dans des pays tiers. Il demandait des barrières aux frontières extérieures, un renforcement des pouvoirs de Frontex et le traitement des demandes d’asile hors du territoire de l’Union.[5]
Le projet présidentiel d’Éric Zemmour en 2022 prévoyait de supprimer le regroupement familial, de restreindre le droit d’asile, le droit du sol et les naturalisations, de réserver les prestations sociales non contributives aux Français et d’expulser les étrangers fichés comme menaçant la sûreté de l’État. Ces propositions figuraient dans la première campagne nationale de Reconquête, parti dont Sarah Knafo est cofondatrice.[1][6]
Union européenne : souveraineté nationale et autonomie technologique
Sarah Knafo défend une Union recentrée sur la coopération entre États. Le programme européen de Reconquête proposait de réduire les compétences de la Commission, de rendre l’initiative politique au Conseil représentant les gouvernements et de refuser de nouveaux transferts de souveraineté, de nouveaux impôts européens et les élargissements non approuvés par les peuples.[5]
Sur l’économie, cette plateforme voulait abroger des mesures du Pacte vert, soutenir le nucléaire, instaurer une préférence européenne dans la commande publique et suspendre de nouveaux accords de libre-échange. Elle associait cette protection économique à la primauté des frontières et des lois nationales.[5]
Comme rapporteure au Parlement européen, Sarah Knafo a défendu une stratégie d’autonomie dans le cloud, les semi-conducteurs, l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques. Elle propose de mobiliser les achats publics et les financements européens en faveur de fournisseurs établis en Europe et de réduire la dépendance aux technologies américaines et chinoises, tout en allégeant la réglementation du secteur.[3][4]
Sarah Knafo ne sera pas candidate en 2027
Le 1er septembre 2026, Sarah Knafo a publiquement écarté sa candidature à l’élection présidentielle. Elle a présenté Éric Zemmour comme le candidat naturel de Reconquête et dit souhaiter qu’il se présente en 2027.[9]
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